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site vous a plu ?
Laissez-moi donc un petit message dans le
Livre d'Or.
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La revue de Presse 2003 |
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Voici
une série d'articles sur le thème de la dialyse,
de la greffe ou de l'insuffisance rénale, qui sont
parus dans la presse généraliste ou spécialisée.
J'en ajouterai au fil de mes trouvailles, n'hésitez
pas à prévenir si vous souhaitez que l'un d'entre
eux figure sur cette page.
Merci
cependant de noter que certains journaux ou magazines ne permettent
pas que leur contenu soit reproduit, ou encore demandent un
paiement pour accorder ce droit...
Voir
également :
L'actualité
de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche
dans le monde en 2003 :
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Didier Houssin quitte l'Etablissement
français des greffes
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9
janvier 2003, Le Quotidien du Médecin
Le
Pr Didier Houssin quitte la direction de l'Etablissement
français des greffes et fait un bilan positif
de l'action menée pendant près de neuf
ans.
Nommé
en octobre 1994 à la tête de l'Etablissement
français des greffes (EFG), qui vient d'être
créé, le Pr Didier Houssin a décidé
de quitter ses fonctions. Un communiqué de l'EFG
fait le bilan de ces années « consacrées
au redressement, puis au développement, de l'activité
de prélèvement et de greffe en France
».
Lorsque
ce spécialiste des greffes hépatiques
chez l'enfant, qui a été vice-président
de France-Transplant, arrive à la direction de
l'EFG, à l'initiative des ministres de l'époque
(Simone Veil et Philippe Douste-Blazy), la greffe traverse
une période de crise (affaire du sang contaminé,
affaire d'Amiens, inscription en liste d'attente d'un
nombre élevé de patients non résidents,
trafics de priorité). Sa mission est donc d'abord
de « rétablir un climat de confiance, notamment
au sein des établissements de santé ».
Cela passe par l'élaboration, puis l'application
de règles précises pour la gestion des
listes d'attente, le recueil du consentement, le prélèvement
et la répartition des greffons, sans oublier
l'évaluation rigoureuse des résultats
des greffes et la comparaison des délais d'attente
par équipe de greffe.
Dans une deuxième phase, ses efforts se concentrent
sur l'accroissement du nombre de cornées et d'organes
susceptibles d'être proposés aux malades.
Et ils sont couronnés de succès, puisque
l'accès aux greffons cornéens s'est amélioré
et que le nombre de prélèvements d'organes
a augmenté de 30 % environ. Ce qui a permis d'atteindre
cette année l'objectif visé de 20 prélèvements
par million d'habitants.
Dans son bilan, le Pr Houssin retient plusieurs éléments
positifs : la reconnaissance du prélèvement
comme une activité médicale à part
entière capable de mobiliser non seulement les
CHU, mais aussi les centres hospitaliers ; le rôle
essentiel des personnels qui se consacrent à
l'accueil des familles et à la coordination des
prélèvements ; la prise de conscience
que le développement d'une méthode thérapeutique
telle que la greffe, fondée sur la recherche
et le progrès technique, doit aller de pair avec
la prise en compte de toutes ses dimensions éthiques,
sociales et humaines.
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L'hypertension
essentielle pourrait résulter d'un déficit
congénital en néphrons
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8
janvier 2003, Le Quotidien du Médecin
Un
nombre réduit de néphrons à la
naissance pourrait-il conduire à l'HTA ? Cette
hypothèse, émise il y a quelques années,
est soutenue par une étude cas-témoin
conduite chez vingt sujets décédés
d'un accident. Comparés aux reins de témoins
normotendus, ceux des hypertendus comptaient deux fois
moins de glomérules, mais d'un volume plus grand.
L'absence de signes de perte de glomérules suggère
une origine congénitale au déficit en
néphrons.
De
notre correspondante à New York
Dans
90 à 95 % des cas d'hypertension artérielle,
le bilan étiologique reste négatif. Cette
HTA dite essentielle, ou idiopathique, est de cause
certainement multiple. Toutefois, plusieurs observations
impliquent le rein dans sa genèse.
Il
a été proposé qu'un faible nombre
de néphrons à la naissance pourrait accroître
le risque de survenue d'une hypertension et d'une néphropathie
progressive. Le nombre réduit de néphrons
entraînerait une surcharge de travail pour chacun
d'eux. Cette hyperfiltration glomérulaire endommagerait
à la longue le rein avec, pour conséquence,
une hypertension. Cette hypothèse est étayée
depuis quelques années par des données
expérimentales, mais les données chez
l'homme restent pour la plupart indirectes.
Une équipe allemande a approfondi cette hypothèse
dans une étude cas-témoin. Keller et coll.
ont comparé les reins de deux groupes de personnes
autopsiées après un décès
accidentel : un groupe de dix patients hypertendus (neuf
hommes, une femme) et un groupe de dix témoins
normotendus, appariés aux patients hypertendus
en fonction de l'âge, du sexe, de la taille et
du poids.
Le
nombre et le volume des glomérules
Une
telle étude est simple mais techniquement difficile
: les investigateurs ont évalué le nombre
et le volume des glomérules grâce à
une approche tridimensionnelle. Ils ont aussi examiné
l'histologie des glomérules. Enfin, puisqu'il
est connu que leur nombre décline rapidement
passé la soixantaine, tous les sujets de l'étude
avaient moins de 60 ans.
Sur la base des données obtenues au cours des
cent dernières années, il est généralement
estimé que le nombre de glomérules, ou
de néphrons, se situe autour de un million par
rein.
Keller et coll. ont découvert que les reins des
patients hypertendus présentaient significativement
moins de glomérules, 702 000 en moyenne, que
ceux des témoins appariés, 1 429 000,
soit la moitié du nombre normal. Les patients
hypertendus présentaient aussi des glomérules
d'un volume supérieur, ce qui suggère
qu'ils fonctionnent davantage en cas d'hypertension,
pour compenser leur faible nombre.
Enfin, les investigateurs n'ont trouvé que très
peu de glomérules sénescents ou oblitérés
chez les hypertendus. Ce qui suggère qu'ils n'ont
probablement pas perdu leurs glomérules au fil
du temps, mais qu'ils avaient un faible nombre de néphrons
dès la naissance.
Un
déterminant des anomalies cardio-vasculaires
Plusieurs
données étayent « le concept selon
lequel le nombre de néphrons, déterminé
pendant le développement ftal, est un déterminant
important des anomalies cardio-16vasculaires durant
la vie adulte », notent les investigateurs. «
Les données présentées, obtenues
à l'autopsie de patients de race blanche atteints
d'hypertension essentielle, fournissent une évidence
supplémentaire à l'appui de ce concept
», concluent-ils.
« La microanatomie rénale présage-t-elle
un destin cardio-rénal ? », interroge,
dans un commentaire, le Dr Julie Ingelfinger. «
Les données de l'étude de Keller et coll.
forcent à réagir, mais elles ne sont pas
définitives », répond-elle. Elle
souligne, en effet, le faible nombre de patients étudiés
et la difficulté à prouver l'origine congénitale
de la réduction du nombre glomérules.
Quels causes pourraient réduire le nombre de
néphrons à la naissance ? Outre des facteurs
génétiques et des expositions toxiques
durant la vie intra-utérine, des influences plus
subtiles, comme l'alimentation, pourraient aussi jouer
un rôle, explique-t-elle. « Une masse de
données expérimentales et cliniques suggère
que des altérations de l'alimentation intra-utérine,
en particulier une insuffisance protéique, pourraient
programmer le ftus pour une susceptibilité
tardive à l'hypertension, une maladie cardio-vasculaire
et un AVC. De plus, des modèles expérimentaux
montrent directement que des agressions relativement
mineures, comme une restriction protéique, peuvent
entraîner une réduction du nombre de néphrons
», note-t-elle.
« Les origines de l'hypertension sont multiples
», conclut-elle. « Mais le concept d'une
réduction de néphrons à la naissance
est utile car il montre du doigt au moins une action
préventive possible : une meilleure nutrition
des femmes enceintes. Une stratégie qui pourrait
diminuer la fréquence de l'hypertension chez
les enfants susceptibles durant leur vie adulte. »
Dr
Véronique NGUYEN
«
New England Journal of Medicine », 9 janvier 2003,
pp. 99 et 101.
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Télévision
: Clones et clowns |
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8
janvier 2003, Le Monde
Aldous
huxley avait déjà pressenti l'essentiel
en 1932 dans Le Meilleur des mondes.La possibilité
de créer des êtres humains sans passer
par la méthode ancestrale, ses techniques rudimentaires
et ses plaisirs éprouvés, va changer radicalement
la société et même l'humanité
tout court. Huxley, qui était pessimiste, peut-être
parce qu'il écrivait en pleine montée
du fascisme en Europe, voyait un monde futur peuplé
d'esclaves biologiques produits en série et travaillant
au service d'une sorte de race de surhommes. On peut
tout aussi bien envisager un avenir moins sombre. Le
débat animé par Arlette Chabot lundi soir
sur France 2 n'a malheureusement pas permis de dissiper
cette terreur panique qui saisit beaucoup de gens dès
lors qu'est évoquée cette mutation prévisible
de l'espèce humaine. "Mots croisés"
reste une excellente émission, mais la confusion
règne et les esprits ne sont probablement pas
encore prêts à accueillir sereinement ce
bouleversement imminent, voire, si les raéliens
ne bluffent pas, déjà intervenu.
On résume ces échanges passionnants mais
confus pour ceux qui avaient zappé, voire, les
bienheureux, pour ceux qui dormaient déjà.
Il était tard, en effet, quand, après
les horreurs du Prestige,ses galettes baladeuses et
visqueuses, on en est venu à l'autre grande affaire
de ces dernières semaines : la naissance, annoncée
en Floride par la secte des raéliens, mais toujours
pas confirmée, du premier clone humain.
Bernard
Kouchner et René Frydman défendent la
position franco-allemande telle qu'elle a été
exposée, sans grand succès, à l'ONU
: non au clonage reproductif (la naissance de bébés
nés du clonage d'un être humain), oui au
clonage thérapeutique (la fabrication de tissus
susceptibles par exemple de régénérer
le foie ou la moelle épinière). L'ennui,
c'est que les Etats-Unis, le Vatican et quelques autres
entités ont choisi, devant l'ONU, de tout refuser,
le thérapeutique comme le reproductif, tuant
dans l'uf, si l'on ose dire, toute législation
internationale dans ce domaine. On est donc en plein
vide juridique, ce dont profitent les raéliens,
secte cosmique et comique, dirigée par un Auvergnat
allumé qui a monté sa cabane et sa boutique
entre Canada et Floride. Je sais, elle est facile, mais
il faut conclure. Chez Chabot, lundi soir, il ne fallait
pas confondre les clones et les clowns.
Dominique Dhombres
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La
naissance du bébé cloné n'est pas
confirmée scientifiquement
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7
janvier 2003, Le Quotidien du Médecin
La
société raélienne Clonaid, qui
a affirmé avoir mis au monde le premier clone
humain, a décidé de repousser les tests
ADN destinés à prouver la réalité
de cette annonce. Les parents du prétendu bébé,
la présidente de Clonaid, Brigitte Boisselier,
ainsi que le gourou Raël font l'objet d'une plainte
civile aux Etats-Unis.
L'information n'en est pour l'instant qu'au stade de
la rumeur : la présidente de la société
Clonaid, Brigitte Boisselier, a affirmé qu'un
deuxième bébé cloné naîtra
ces jours-ci en Europe. Le premier bébé
clone de l'histoire, appelé Eve, serait, selon
elle, venu au monde à la fin du mois de décembre
mais les prélèvements d'ADN qui devaient
avoir lieu pour prouver que ce bébé est
bien un clone ont été repoussés.
«
Il n'est pas encore certain qu'ils aient lieu »,
a-t-elle dit en se retranchant derrière le refus
probable des parents qui craignent des poursuites judiciaires.
Les parents d'Eve, ainsi que Brigitte Boisselier et
Raël, gourou de la secte des raéliens fondatrice
de la société Clonaid, sont en effet convoqués
pour une audience préliminaire le 22 janvier
devant la justice de l'Etat de Floride.
Cobaye
humain
Bernard
Siegel, l'avocat à l'origine de la plainte civile,
a demandé que la garde du supposé bébé
cloné soit retiré aux parents, au motif
que l'enfant est exploité, fait l'objet de mauvais
traitements et qu'il pourrait souffrir de troubles génétiques
graves. Dans sa plainte, il affirme que le bébé
est un « cobaye humain », objet d'une «
dangereuse expérience médicale ».
Il réclame à la justice qu'elle ordonne
une expertise médicale pour déterminer
son état de santé.
« Nos établissements en Corée du
Sud ont été investis par la police avec
beaucoup de fracas, la FDA (l'Agence fédérale
pour la sécurité alimentaire et pharmaceutique
américaine) est entrée dans certains de
nos locaux à Las Vegas, a indiqué Brigitte
Boisselier. Une demande a été déposée
en Floride, je crois, pour que l'enfant soit retirée
à la mère, donc ça fait beaucoup
d'accumulations pour les parents qui sont rentrés
chez eux et qui veulent juste avoir la paix et vivre
bien avec leurs enfants ». Si rien n'est moins
sûr aujourd'hui qu'il existe un bébé
cloné, la société Clonaid a pris
toutefois un avantage médiatique certain devant
son concurrent italien, le Dr Severino Antinori, qui
avait annoncé la naissance, pour début
janvier, d'un bébé par clonage.
Unanime
dans la condamnation du clonage reproductif, la communauté
internationale a toutefois une part de responsabilité
dans cette histoire en restant divisée sur l'opportunité
d'une convention internationale interdisant le clonage
humain à des fins reproductives. Le blocage découle
de l'opposition entre les partisans d'une interdiction
immédiate du clonage en tant que méthode
de reproduction à ceux qui, comme les Etats-Unis,
veulent que soient interdites toutes les pratiques du
clonage humain y compris celle à but thérapeutique.
A la mi-décembre, le président Jacques
Chirac a appelé les Nations unies à interdire
« au plus vite » le clonage humain reproductif.
Quant au ministre de la Santé, il a également
proposé de créer, dans le cadre de la
révision de la loi bioéthique, un «
crime contre la dignité de la personne humaine
» pour sanctionner le clonage à but reproductif.
Stéphanie HASENDAHL
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Le gouvernement
israélien est sur le point d'autoriser la rémunération
des donneurs vivants |
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5
janvier 2003, d'après le Jerusalem Post
Le
ministère de la santé israélien
prépare un texte autorisant l'attribution d'une
compensation financière pour toute personne qui
donnerait un de ses reins pour une greffe. Si le texte
est voté lors du prochain Knesset, ce sera la
première loi de ce type au monde.
Bien
que le montant de cette "indemnité"
n'ait pas encore été déterminé,
elle ne serait pas considéré comme un
paiement, mais comme une compensation allouée
au donneur pour les inconvénients subis (douleur,
temps, convalescence, etc.).
La conseillère juridique Mira Huebner affirme
que le texte précisera en outre que toute vente
d'organe sera considérée comme un acte
criminel, en dehors de ce cadre bien précis
A l'heure actuelle, en Israël, toute personne peut
faire le don d'un rein en vue de greffe, à condition
que la preuve soit faite que ce geste est purement gratuit
et ne donne lieu à aucun à côté
financier.
Israël
connaît une pénurie très forte en
terme de dons d'organes, particulièrement en
ce qui concerne le rein.
C'est la raison pour laquelle le ministre de la santé
a décidé de prendre cette mesure. Il évoque
également les diverses rumeurs qui circulent
au sujet de commerce illicite d'organes, et affirme
que la nouvelle loi donnera beaucoup plus de transparence
au processus de greffe.
La
procédure sera strictement supervisée,
les donneurs potentiels devront "postuler"
auprès d'Israël Transplant, un organisme
officiel. Leur candidature sera ensuite examinée
par un médecin, un psychologue et une assistante
sociale. Leur indemnité (non imposable) sera
réglée par la compagnie d'assurance du
receveur, et leur sera versée par l'intermédiaire
d'Israël Transplant.
Le
ministre affirme malgré tout qu'il continue à
préférer les greffes d'organes cadavériques.
Mais seulement 24000 israëliens ont accepté
d'être des donneurs d'organes potentiels, tandis
que près de 1000 personnes sont en attente d'un
rein.
D'un
point de vue religieux, Mira Huebner déclare
que les orthodoxes et les haredim (ultra-orthodoxes)
approuvent l'idée d'une compensation financière
pour le don d'un rein "de son vivant", mais
refusent toujours de reconnaître la notion de
mort clinique et d'arrêt des fonctions cérébrales.
Ils s'opposent donc aux prélèvements d'organes
sur des cadavres.
Jusqu'à
très récemment, la plupart des médecins,
des universitaires et des politiques israéliens
s'opposaient à l'idée d'une quelconque
rémunération des donneurs d'organes. Mais
les choses ont peu à peu évolué.
Le coût du traitement de l'insuffisance rénale
par dialyse augmente exponentiellement, tandis que cette
solution n'offre aux patient qu'une faible espérance
de vie, comparée à la greffe.
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USA : Une petite
fille reçoit le rein d'un inconnu grâce à
une petite annonce... |
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5
janvier 2003, Agence de presse U.S. National
Angela
Rushford, cinq ans, et son donneur David Harper étaient
dans un état jugé satisfaisant à
l'issue de la greffe, qui s'est déroulée
le vendredi 4 janvier à l'hôpital de Madison.
Ils y demeureront une dizaine de jours.
"Je dois beaucoup à David Harper" déclarait
Tony Rushford, le père d'Angela, juste après
l'opération. "lorsque j'étais enfant,
mon héros était Spiderman. Maintenant
c'est David Harpe".
Angela était en insuffisance rénale terminale.
Harper, 38 ans, a répondu à une petite
annonce passée par sa mère dans un journal
local. L'annonce offrait de l'argent contre un rein,
mais Harper a tenu à ce que son geste reste bénévole.
(
)
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Clonages thérapeutique
et reproductif : similitudes et différences |
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4
janvier 2003, Agence France Presse
L'annonce
fin décembre de la naissance du premier bébé
clone par la secte des raéliens, toujours sans
preuve, et d'une deuxième pour ce week-end aux
Pays-Bas, n'en finissent pas d'agiter le monde scientifique
et politique qui s'opposent sur les différents
types de clonage, thérapeutique ou reproductif
et leurs implications éthiques.
Thérapeutique
ou reproductif, la technique de base du clonage est
la même au départ. C'est pour cette raison
que l'initiative franco-germanique auprès de
l'ONU pour interdire mondialement le clonage reproductif
a bloqué, sous la pression du Vatican et du gouvernement
américain opposés à toute forme
de clonage.
Le
procédé s'inspire de celui utilisé
pour la naissance, en 1996, de la brebis clone Dolly.
Le
clonage reproductif humain repose sur l'utilisation
d'un ovule (ovocyte) non fécondé de femme
et une cellule non sexuelle d'un donneur adulte, homme
ou femme, candidat au clonage.
Le
noyau contenant le programme génétique
(chromosomes) de l'ovule est retiré pour y transférer
à la place celui de la cellule adulte.
Le
clone en puissance a le même sexe que le donneur
adulte dont il partage le patrimoine génétique.
Pour arriver à terme, il est placé dans
l'utérus d'une femme.
Toute
la difficulté est de reprogrammer le nouveau
noyau de l'ovule pour qu'il reparte à zéro
et enclenche la formation d'un embryon. En effet, il
provient d'une cellule spécialisée adulte,
par exemple une cellule de peau qui ne sait plus faire
autre chose que de la peau.
Le
succès de l'opération est tout à
fait aléatoire. Les scientifiques ont régulièrement
averti des dangers menaçant les clones sur la
base des expériences animales: anomalies cardiaque,
pulmonaire, du système immunitaire, du foie,
obésité, morts fréquentes avant
ou juste après la naissance, cancers, vieillissement
prématuré et arthrite dont souffre Dolly...
"Même
ceux qui ont l'air normal à la naissance développent
souvent des problèmes par la suite", rappelle
Jon Hill, spécialiste américain du clonage
bovin.
Pour
expliquer ces mortalités et difformités,
les scientifiques avancent des "erreurs" dans
le processus de reprogrammation génétique
qu'ils sont encore loin de bien maîtriser.
Avec
le clonage thérapeutique, l'idée n'est
pas de faire naître un bébé en prenant
des risques énormes, soulignent ses partisans,
mais uniquement d'obtenir, au tout début du développement
de l'"oeuf", des cellules souches embryonnaires,
capables de se transformer en toutes sortes de cellules
(peau, rein, foie, poumons...).
Ces
cellules souches, dotées du patrimoine génétique
d'un malade et mises en culture pour fabriquer des quantités
quasi illimitées de tissus ou cellules, pourraient
par exemple servir à des greffes réparatrices,
sans problème de rejet.
De
nouveaux traitements contre le cancer, le diabète
et des maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives
comme les maladies de Parkinson ou d'Alzheimer sont
au nombre des espoirs avancés par les scientifiques
défenseurs du clonage thérapeutique.
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Débat
autour du clonage |
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2
janvier 2003, synthèse des articles parus dans
Le Figaro, Le Monde et Libération
Nombreuses
sont les réactions après la naissance,
non encore prouvée, du premier bébé
clone.Toutes sont unanimes pour considérer qu'il
s'agit d'un "crime contre l'humanité"
et pour rappeler que la technique du clonage reproductif
touche à l'identité propre de l'homme.
Tous
ceux qui se sont exprimés sur le sujet dénoncent
l'absence de règle internationale pour contrer
un tel projet et souhaitent que la communauté
internationale se concerte au plus vite pour empêcher
de telles initiatives.
Jean-Marie
Le Méné, président de la Fondation
Jérôme Lejeune s'étonne que l'on
accuse les Etats-Unis et le Vatican d'avoir empêché
l'élaboration de règles internationales
contre le clonage et de ce fait d'avoir permis la naissance
du premier bébé cloné. Il rappelle
que ces 2 états souhaitaient une interdiction
totale du clonage tant reproductif que thérapeutique.
Position scientifiquement irréprochable rappelle-t-il,
puisque tout clonage est reproductif dans la mesure
où il commence à produire un embryon.
Il faut donc cesser de distinguer les deux et de considérer
qu'il existe un "méchant clonage (reproductif)
et un gentil clonage (thérapeutique)". La
vérité c'est que nous sommes en pleine
"dépression éthique" ajoute
M. Le Méné et que les seuls arguments
invoqués contre le clonage (comme le souci d'une
relation de couple indispensable à la constitution
de l'identité de l'enfant et l'aspect unique
et irremplaçable d'un bébé) ont
d'ores et déjà volé en éclat
avec les techniques de procréations médicalement
assistée et la pratique des diagnostics prénatal
et pré implantatoire. Or pour justifier ces dérives,
on a invoqué des motifs de "compassion",
motif qui viendra aussi certainement à bout de
la peur du clonage. Il affirme que "le clonage
reproductif est un crime contre l'humanité"
et que "le clonage thérapeutique l'est doublement"
car "le clonage thérapeutique c'est le clonage
reproductif plus la mort" rappelle t-il. Il pousse
plus loin le raisonnement en posant la question : "si
le clonage reproductif est tellement monstrueux aurait-on
préféré disposer d'Eve, très
jeune, en pièces détachées ? "
Ce serait du clonage thérapeutique. La seule
solution, conclut-il est d'interdire en amont tout clonage
embryonnaire. Ce qui est condamnable ce n'est donc pas
tant la naissance mais ceux qui rendront toujours possible
le clonage reproductif parce qu'ils ne veulent pas interdire
aussi le clonage thérapeutique.
Le
Pr Israël Nisand, professeur de gynécologie
obstétrique à Strasbourg rappelle que
le clonage reproductif atteint un nouveau degré
de gravité par rapport à d'autres évolutions
scientifiques déjà très controversées
dans la mesure où elle touche à la nature
même de l'espèce humaine dont on ne peut
se protéger. Il s'interroge sur notre capacité
à résister à de tels événements
: "nos sociétés auraient-elles perdu
la capacité de dire non?" La France doit
qualifier le clonage reproductif de crime contre l'humanité.
Ne rien dire "serait en quelque sorte une figure
politique moderne de la complicité". Renoncer
à légiférer parce que les lois
seront transgressées constitue en soi une régression,
ajoute t-il. Jusqu'alors l'être humain était
le résultat vivant du hasard ( bien que limité
avec le Diagnostic Prénatal et le Diagnostic
Pré Implantatoire) et donc un être unique
dans un corps unique.
Corinne
Lepage, ancienne ministre et présidente du CAP
21 souligne de son côté que l'une des causes
de cette naissance est à rechercher dans la marchandisation
de la vie qui s'est traduite notamment par la brevetabilté
du vivant. "Dès lors que le vivant végétal
et animal est brevetable, l'humain est dans la ligne
de mire" dénonce t-elle. Autre cause : la
perte de valeur morale et la montée en puissance
de la valeur marchande. Ainsi l'Académie de médecine
a t-elle cru bon de justifier ses décisions sur
les seules considérations économiques
alors que les preuves scientifiques étaient encore
insuffisantes. "Il faut pouvoir interdire certaines
recherches ou expériences contraires aux règles
minimales de l'éthique universelle" rappelle
t-elle. "La restauration du politique devient une
question de vie ou de mort à terme des humains
et elle impose que tout ne soit pas permis en matière
de recherche et de sciences appliquées"
ajoute t-elle.
Robert
Redeker, philosophe, constate que les progrès
techniques poussent l'humanité à résister
à des défis qui mettent en jeu l'essence
même de l'homme et nous imposent des choix essentiels.
Le clonage, de ce fait nous renvoie à l'exercice
de notre liberté et à notre propre perception
de l'humanité. Il va nous falloir exercer notre
liberté pour résister à la tentation
diabolique de produire des humains désingularisés.
Jean-Michel
Truong, romancier explique qu'avec le clonage, le concept
du cannibalisme revient sur le devant de la scène
puisque désormais il redevient possible de "dépecer
son prochain pour s'en repaître, de placer des
vies humaines sur une balance afin de déterminer
laquelle pèse plus lourd et laquelle plus légère".
Il craint ensuite qu'un pas de plus soit franchi et
que nous nous dirigions vers la production de chimères
mi-chèvre, mi-chou, mi-lard mi-cochon, mi-carpe,
mi lapin...
Enfin
Geneviève Delaisi Parseval, psychanalyste, rappelle
qu'après l'ère de la reproduction non
sexuelle nous entrons dans l'ère de la reproduction
non sexuée. La dissociation possible entre sexualité
et procréation datant de l'ère contraceptive.
Dorénavant, il risque d'exister une offre médicale
en même temps qu'une demande de la part de parents
potentiels pour un tel type de reproduction. Face aux
dangers du clonage reproductif, il lui semble important
d'éviter tout manichéisme. On ne peut
pas juger du désir des parents et de l'accueil
réservé à l'enfant. Ce n'est donc
pas eux qu'il faut stigmatiser mais les "promoteurs
de ces procédés hasardeux" conclu
t-elle.
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Témoignage : de la dialyse à la transplantation
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